À quoi ça rime?

Antoine est en voyage avec l’urne contenant les cendres de son oncle récemment décédé. Avec lui, il porte son deuil, celui de son oncle, mais également celui de sa femme, emportée dans un accident il y a quelques années. Il doit également vivre avec la vieillesse qui le rejoint tranquillement, qui laisse, loin derrière, ses années de jeunesse et ses souvenirs.

De Lisbonne, l’action du roman se transporte ensuite au Québec où Antoine reprend possession d’une parcelle de terre sur laquelle il construit une cabane en bois. Rudimentaire, elle n’a pas l’eau courante, est chauffée au bois et se trouve dans un coin reculé, là où la beauté de la nature n’a pas pris une ride, là où le temps file lentement. C’est dans cette cabane qu’Antoine se réfugie avec les livres qu’il affectionne et toutes ses pensées sur la vie qu’il a eu, sur celle qui lui reste.

Toute la beauté de ce roman réside dans la lenteur, voire l’absence d’action. Parce que, dans le fond, le mouvement des choses n’est pas toujours nécessaire. André Major nous convie à une lecture de réflexion, de souvenirs, le tout enrobé d’une écriture charmante qui aborde la solitude dans tout ce qu’elle a d’apaisant.

Ce livre ne se lit pas en une nuit, d’une couverture à l’autre. Il se déguste plutôt doucement et, d’un chapitre à l’autre, on le pose pour réfléchir nous aussi au sens de la vie.

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