L’amour n’est rien

J’avoue que je me suis laissée prendre, au début. L’amour entre deux êtres, rien n’est plus beau me semble-t-il, cette passion qui enflamme deux personnes et leur donne l’impression d’être seuls au monde, de ne plus pouvoir respirer en l’absence de l’autre, c’est beau, c’est doux, c’est attirant. Mais les histoires d’amour qui finissent mal, d’amoureux qui ne sont pas rendus au même endroit au même moment, qui s’entre-déchirent à grand coup de «je t’aime, mais je ne peux pas», j’en suis un peu beaucoup tannée.

Malgré la grande finesse de la plume de Nadia Gosselin, le rythme du récit, les courts paragraphes qui tiennent le lecteur captif, la thématique est déjà vu et un peu clichée. Des amours qui tournent mal, nous en avons tous vécus, vus, lus. Pour apprécier la lecture d’une histoire du genre, elle doit sortir de l’ordinaire, nous offrir des émotions puissantes, renouvelées. Avec L’amour n’est rien, Nadia Gosselin semble exorciser certaines expériences personnelles, ce qui est totalement sain, mais pas nécessairement intéressant à partager.

Quand j’étais petite, toutes les histoires qui parlaient d’amour se terminaient par «Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants» Maintenant que je suis adulte, j’en trouve plusieurs qui mettent en scène des personnages qui ont mal, pleurent, saignent, crient, et se roulent dans le malheur jusqu’à ce que mort s’en suive.

Si Nadia Gosselin m’en écrit une dans l’esprit de celles de ma jeunesse, je serai heureuse de retrouver son écriture magnifique.

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