HKPQ

HKPQ (Hong Kong-Québec) est le deuxième roman de Michèle Plomer et a été publié aux éditions Marchand de Feuilles. La jolie blonde qui nous avait donné le goût de la terre dans Le Jardin sablier récidive avec un roman qui se déroule en Chine.

Le personnage principal, dont on ne connaît pas le nom, a quitté le Québec pour fuir une partie de sa vie. Dans les rues de Hong Kong, elle rencontre des gens de passage qui auront un effet décisif sur la suite de sa vie, comme cette jeune fille qui lui remet timidement une lettre adressée à sa mère qu’elle n’a jamais pu retrouver. Puis, elle mange, elle découvre la nourriture de ce peuple, reprend ses rondeurs, elle qui avait plutôt envie de disparaître lorsqu’elle habitait ici. L’événement le plus important de son périple est sans contredit l’achat de Poissonne, un poisson pour lequel elle éprouve un profond attachement, quelque chose ressemblant étrangement à de l’amour pour un animal qui lui permet de poursuivre sa route.

Tout au long des pages de HKPQ, j’avais envie que le livre se poursuive plus longtemps, qu’il ne se termine pas. Cette histoire d’amour entre la narratrice et Poissonne est tellement belle, tellement simple qu’elle en est désarmante! Je voyais les pages filer derrière mes doigts et j’avais envie de ralentir ma lecture, question d’en avoir pour le plus longtemps possible… mais quand je suis arrivée à la dernière page, la boucle s’est bouclée dans une finale à la hauteur de mes attentes. Je pouvais maintenant laisser vivre les personnages auxquels je m’étais attachée.

L’écriture de Michèle Plomer est fluide et d’une sensibilité propre à ceux qui savent lire dans l’âme des gens qu’ils rencontrent. Tout comme Le Jardin SablierHKPQ s’inscrit dans une littérature contemporaine, près d’une humanité bouleversante et tout ce qu’il y a de plus sincère.

HKPQ est un roman brodé d’espoir et de délicatesse, qui laisse une marque indélébile sur l’esprit.

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