Rosa Candida

Fermez les yeux. Imaginez le doux souffle d’un vent de mai apportant avec lui les odeurs d’herbe fraîchement coupée, de fleurs de lilas chauffées au soleil. Une de ces journées qui donnent envie de sourire et d’aimer la vie inconditionnellement. Le bien-être que vous ressentez alors est le même qui vous habitera à la lecture de Rosa Candida, un roman tout en douceur duquel émane un délicat parfum de rose.

Audur Ava Ólafsdóttir nous propose un roman initiatique dans lequel elle met en scène Arnljótur, 22 ans. Ce jeune homme vit le deuil de sa mère et doit composer avec son vieux père anxieux, protecteur ainsi que son frère jumeau, lourdement autiste. Mais voilà, Arnljótur aime les roses, passion transmise par sa maman. Toutes les roses, mais surtout celles à huit pétales, les Rosa Candida. Il a besoin de s’évader, question de se reconstruire, si bien qu’il s’est trouvé un emploi dans un petit bourg pour remettre en état l’une des plus belles roseraies du monde, celle d’un monastère situé à un voyage d’avion et plusieurs heures de voiture de l’univers qui lui rappelle si cruellement l’absence de sa maman partie trop vite.

Arnljótur est également papa d’une petite fille, née d’une passion charnelle qui n’a duré qu’un quart de nuit avec Anna. Mais voilà, Anna débarque dans le petit village avec Flóra Sól, petite fille d’à peine 9 mois, jolie et attachante comme tout…

Oh que j’ai aimé ce livre d’une délicatesse surprenante! Le langage simple et juste utilisé par l’auteure islandaise, les tournures de phrases, ce personnage d’Arnljótur, rouquin en quête de bonheur, tout dans ce roman transpire la douceur d’une caresse. Si l’action se déroule dans un pays qui nous est étranger, rien ne nous déstabilise, rien ne retarde notre lecture. L’action aurait tout aussi bien pu se dérouler dans un petit village québécois puisque ce n’est pas le lieu qui importe.

Certains personnages de Rosa Candida ne sont que de passage, mais font une véritable différence dans la vie du jeune homme en deuil. Comme dans nos vies où il nous arrive de croiser, le temps de quelques heures, des gens qui nous marquent véritablement, Arnljótur rencontre une infirmière, une vieille amie, une fille d’aubergiste avec qui il fera une partie du voyage. Puis il y a ceux qui restent plus longtemps : un papa qui s’en fait pour son «petit Lobbi» parti voler de ses propres ailes, le frère Thomas, confident et ami, la belle Anna et cette petite douceur de Flóra Sól.

Ce roman aurait pu tomber dans le cliché de ces mauvais livres de croissance personnelle romancée, mais il n’en est rien. Vous serez plutôt happé par toute la tendresse qui se dégage de ces pages, vous aurez envie d’appeler votre papa, de prendre quelqu’un dans vos bras, juste comme ça.

À lire avec bonheur et délectation!

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