Purge

PurgeJ’ai lu les premières phrases, pas la quatrième de couverture. Et j’ai eu envie de continuer. De ne pas arrêter.

Purge, c’est un roman qui raconte l’Estonie, l’effondrement de l’Union soviétique dans les années 90. C’est l’histoire de l’occupation allemande des années 40. Et aussi celle de Zara, d’Aliide et d’Ingel, deux sœurs amoureuses du même homme, Hans. C’est Ingel, la parfaite, qui l’a épousé. C’est l’histoire de ces femmes meurtries mais toujours éclaboussées par l’espoir.

L’écriture de Sofi Oksanen est belle, les personnages attachants, captivants. Purge, c’est un livre qu’il faut lire, même si on ne connaît pas l’histoire de cette partie du monde. Oui, les événements historiques sont intéressants, mais au-delà de cette époque de mise en scène, le roman existe. Il aurait pu se dérouler dans un autre pays, à un autre moment, il aurait été tout aussi réussi.

Ma déception? Dans les dernières pages du roman, on peut lire des rapports top secret au sujet de Hans. Je suis peut-être trop conventionnelle, mais moi, je ne voulais pas entendre parler de lui. Je voulais savoir comment l’histoire de Zara évoluait, comment se terminait celle d’Aliide et aussi demander à Linda comment elle avait pu survivre malgré l’horreur.

Au moment où j’ai refermé le livre, il était tard. Je me suis étendue dans mon lit et j’ai inventé une vie à ces personnages que j’avais trouvés si attachants. Je leur ai donné un avenir, des bonheurs, un peu de malheurs et beaucoup d’amour pour compenser. Lorsque j’ai été satisfaite de la fin, j’ai refermé le livre pour la dernière fois et j’ai pu m’endormir paisiblement.

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