Soleil en tête

Soleil en tête - Julie Gravel-RichardL’histoire de Julie Gravel-Richard, une femme pleine de courage qui se bat contre une tumeur du cerveau depuis 2002.

En 2001, Julie se présente à l’hôpital d’urgence. Enceinte de huit mois, elle est aux prises avec des maux de tête d’une intensité inquiétante. Ce n’est qu’en mars 2002, quelque temps après avoir accouché de son deuxième enfant, qu’elle reçoit le diagnostic final : gliome dans le lobe frontal gauche, une tumeur du cerveau bref. S’ensuivent des rencontres avec divers médecins, neurochirurgien, neuropsychologue et autres spécialistes. La tumeur est surveillée. Chaque année, Julie passe une résonance magnétique pour contrôler l’évolution de cette masse qui s’est logée dans la région du cerveau qui gère le langage. Tout est stable, la tumeur ne change pas, jusqu’au 11 juillet 2006. Elle a grossi, une biopsie est nécessaire, puis s’enclenche ensuite un traitement de chimiothérapie… Difficile.

Ne sachant trop comment réagir par rapport à sa maladie, à son évolution, Julie entreprend la rédaction d’un blogue : Soleil en tête. J’avoue que j’avais peur de lire son livre publié chez Septentrion, un rassemblement des billets de son blogue au fil des jours. J’avais peur d’y trouver une femme amère, en colère contre la vie, négative. Quoique, j’aurais compris…

«Quand l’idée m’est venue de mettre en ligne mon carnet, j’avais surtout en tête de trouver un moyen de m’accrocher, de garder le courage de me battre.»

– Julie Gravel-Richard, Soleil en tête

C’est tout autre chose que j’ai découvert en tournant les pages de ce livre que j’ai dévoré rapidement. Une plume précise, émotive, mais pas larmoyante. Loin de s’apitoyer sur son sort, elle tente par tous les moyens de demeurer positive dans cette épreuve, avec son travail d’enseignante, ses 2 enfants confrontés à sa maladie, son désir de vivre. Elle s’informe sur sa maladie, nous vulgarise le tout, la rend moins dramatique grâce à son espoir et à ses sourires présents dans chaque pages. J’avais hâte de prendre un thé avec l’auteure qui trouve en ce breuvage quelque chose de réconfortant, de rencontrer cette femme courageuse, pleine d’espoir. Comme Julie le dit elle-même, «La maladie, ce n’est pas un message de mort, c’est un message de vie. Même malade, tu peux devenir un exemple pour tes proches. Si tu acceptes ce qui t’arrive, tu leur facilites la vie.» C’est ce qu’elle tente de partager dans le récit de son histoire, parce qu’après tout, l’histoire du livre, ce n’est pas la maladie, mais bien la vie. Lorsque je l’ai rencontrée, Julie m’a appris, les yeux pétillants, que sa nouvelle neurochirurgienne, plus spécialisée, lui a annoncé que sa tumeur peut être opérée. Alors que son premier médecin lui avait toujours dit que c’était impossible d’arriver à enlever la tumeur à plus de 50%, Julie voit maintenant une lueur d’espoir pour se libérer de cette masse logée dans son cerveau. Avoir une vie normale, sans cette tumeur qui finira par la tuer, un jour où l’autre. La décision n’est pas facile à prendre étant donné que des séquelles sont possibles à la suite de l’opération, mais parions que les rayons de Julie continueront de briller très longtemps. À lire avec un thé Earl Grey.

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